Participation citoyenne

Notre liste souhaite résolument s’engager dans la participation citoyenne, avec des règles clairement édictées entre citoyens et élus.

Contrairement aux approches de démocratie directe, notre proposition ne remet pas complètement en cause le modèle d’organisation actuel mais introduit résolument une plus large participation des habitants de la commune notamment dans les processus de résolution de problèmes, de création d’idées, de mise en œuvre d’actions et dans les processus de décision sur des périmètres précis et définis. Ce modèle intermédiaire permet de ne pas tomber dans les biais constatés trop souvent dans les structures qui ont mis en place des dispositifs de démocratie directe. Il s’agit de la prise de pouvoir implicite au travers des processus utilisés, d’une sélection des acteurs moteurs par leur plus grande disponibilité, d’un épuisement des personnes qui se mobilisent et au final un pouvoir aux mains d’un nombre réduit de personnes sans qu’ils aient été mandatés particulièrement pour cela. Pour autant, ceci ne nous empêchera pas d’expérimenter des formes de participation plus engagées dans des conditions/périmètres précis.

Réponses aux questions sur la participation citoyenne lors de la réunion publique à Corps d’Uriage

Notre programme est d’ailleurs issu d’un premier trot d’essai avec la constitution d’un collectif qui s’est construit autour de quelques élus sortants au départ et qui s’est étoffé après la distribution d’un tract en décembre. Ce collectif s’est appuyé sur 5 réunions publiques : transition écologique et alimentation, participation citoyenne, intercommunalité, habitat et mobilité, mais aussi sur des rencontres avec le milieu associatif, avec des acteurs très critiques sur certaines des actions du mandat écoulé, et les discussions sur les marchés ou au coin de la rue.

Forte de ce travail collaboratif et de l’analyse des expériences du mandat précédent, notre équipe propose d’organiser la participation citoyenne en s’appuyant sur une commission de la participation qui sera composée d’élus et de citoyens et un comité d’observation constitué de membres non élus des 3 listes présentées aux suffrages des saint-martinois.

La commission de la participation sera issue d’un forum lancé en début de mandat pour identifier les premiers sujets tenant à coeur des habitants de la commune. La participation à ce forum sera possible à travers des réunions publiques, une plateforme numérique, une boite à idées à la mairie, … voire le tirage au sort. Son premier travail sera de définir les règles de la concertation, de la décision, de l’usage du budget participatif. Une charte de la concertation sera signée. 

Elle aura ensuite pour mission d’animer 

  • la vie des conseils de hameaux
  • les commissions thématiques et les groupes projets
  • le lien avec le groupe Pacte pour la Transition
  • la mise en oeuvre du budget participatif

La commission de la participation n’aura pas vocation à porter les sujets mais à animer, apporter des méthodes, des outils. Un retour à la population sera fait régulièrement, 2 fois par an.

Nous faisons le constat qu’il sera nécessaire de se former en début de mandat : élus, agents, citoyens, … mais des idées ont d’ores et déjà retenus notre attention au cours de cette campagne électorale, ce qui n’en font ni des idées à mettre en œuvre absolument, ni les seules idées à considérer. Nous les présentons ci-dessous au titre d’illustration de dispositifs où la participation citoyenne aurait tout son sens.

La redynamisation des conseils de hameau pourrait passer par la mise en oeuvre d’actions citoyennes telles que le développement du covoiturage, des échanges d’outils, de services, … et d’autres actions permettant de tisser du lien et d’être acteur de la vie de la commune.

Concernant le projet plus précis du site récréatif de la Richardière, nous pourrions nous appuyer sur un comité d’usagers et les associations impliquées. Pour l’école de la nature, portée par des associations naturalistes de la commune, nous envisageons de mener un vrai partenariat. L’ancienne cure de Pinet étant libérée de toute occupation locative, un appel à projet citoyen pourrait être lancé pour lui donner une nouvelle vie.

Et, parce que ce sont nos jeunes qui vivront dans le monde de demain, alors qu’il n’ont pas le droit de vote aujourd’hui, nous souhaitons leur donner la parole, les impliquer dans les décisions d’aujourd’hui qui auront un impact demain : conseil des enfants, de jeunes et/ou groupes projet. Nous souhaitons qu’ils investissent le sujet de la citoyenneté par la création d’un pass jeunes citoyens. Des chantiers jeunes seront aussi organisés dans des domaines qui les concernent. Nous allons travailler en partenariat avec les associations communales sur le thème de la citoyenneté et de l’investissement personnel pour que certains d’entre eux puissent prendre une place plus importante dans la vie de leur club.

Au quotidien, davantage de commissions communales seront ouvertes aux citoyens, via les associations (en plus des commissions éducation-enfance-jeunesse et sports-associations). De même, davantage de comités de pilotage intégrant des usagers seront mis en place (en plus des Projet Educatif De Territoire – PEDT et Conseil d’Orientation Sportive – COS).

Pour les besoins d’une consultation large, nous utiliserons les outils adaptés en fonction du sujet (RIC , sondage, …)

Enfin, au niveau de l’intercommunalité, nous allons pousser à la création de comité d’usagers et créer un relais des habitants au niveau de l’accueil de la mairie.Les expériences du mandat passé seront riches d’enseignement pour changer les pratiques. Cet engagement était un des objectifs ayant conduit à la constitution du collectif SMU 2020. Il sera porté par les membres de la liste Engageons-nous pour demain et l’un de nous sera plus particulièrement en charge de cette ambition politique.